« Mon quartier est source d’inspiration »
Christelle Resvard, Nouvelles (Ginebra)
Junio 2007
Champelloise de longue date, Maritza López-Lasso vient de publier en espagnol, sa langue maternelle, son deuxième roman. Intitulé « Pasión y Fe » (littéralement Passion et Foi), il raconte le voyage initiatique, largement autobiographique mais aussi en partie romancé d’une femme panaméenne comme Maritza. Une femme, qui va devoir faire face à une histoire d’amour avec un homme marié et, en conséquence, au bannissement de sa communauté religieuse.
Maritza est une femme rayonnante. Maman de deux grands enfants, elle pétille en racontant sa vie, largement consacré à l’écriture, mais aussi à notre quartier. Elle est en effet, depuis des nombreuses années, membre du comité de la ludothèque Prêt-Ludes, à l’école Le-Corbusier, dont elle est la présidente. Une école où elle a longtemps observé le comportement des uns et des autres…Afin d’écrire un nouveau livre largement inspiré par Champel et ses alentours qui sera, on l’espère, prochainement édité. Elle affectionne d’ailleurs tout particulièrement notre quartier par sa tranquillité : « C’est un véritable paradis pour se consacrer à l’écriture. Dès que j’en ressens le besoin, je vais faire une balade entre les grands arbres afin de me ressourcer ».
Expérience douloureuse
Les chanceux qui peuvent lire en espagnol se rĂ©galeront avec PasiĂłn y Fe, qui entremĂŞle au fil des chapitres l’histoire de Nora, ingĂ©nieur civile (l’ancienne profession de l’auteure) et de Grant, un mĂ©decin amĂ©ricain. Leurs destins vont se croiser sur fond de guĂ©rilla salvadorienne : « Tous les deux sont haut placĂ©s dans la religion Baha’Ă. Ils tombent amoureux, mais comme Grant est mariĂ©, ils sont bannis de la communautĂ©. Plus personne n’a le droit de leur parler et ils ont l’interdiction de se revoir ». Une expĂ©rience que Maritza a elle-mĂŞme vĂ©cue au Panama, livrant ainsi une version de son histoire dĂ©nuĂ©e de critique et d’amertume : « Je voulais surtout montrer Ă quel point une telle attitude peut blesser et faire rĂ©flĂ©chir mes coreligionnaires Ă ce sujet ».
Suivre les signes
Autre particularité du roman, les protagonistes se questionnent beaucoup quant à la place de la famille, de la religion. « C’est un exemple de cheminement personnel, précise la Champelloise.
Dans mon livre, il est notamment question des signes que la vie met dans notre chemin. Des signes que le personnage principal ne veut pas voir… ». Maritza a aussi soigné le suspens, notamment par le biais d’un personnage sans nom qui se faufile dans différents endroits du roman, histoire de tenir son lecteur en haleine.
Appel aux éditeurs !
« Mon rêve C’est de traduire mes livres en français, car beaucoup de mes amis vivent ici ou à Paris et n’y ont pas accès… D’autant qu’il m’en reste encore cinq autres en attente d’un éditeur ! », conclut Maritza, qui ne manque pas d’inspiration. L’occasion de lancer un appel aux maisons d’éditions francophones, ou à toute personne qui voudrait lui donner un coup de main pour diffuser plus largement ses messages. Maritza a en effet beaucoup de choses à dire…


